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vent participer en rien des forces qui fe trouvent furîe fécond plan, & doivent, tout privés qu’ils feroientde lumière , faire maffe deffus en reflets & d’un ton fu-bordonné, Ce qui n’exclud point pourtant l’emploi decertaines touches vigoureufes, parce que , ne faifântpoint maffe , elles ne perceront jamais avec le fonds.
L’intelligence des maflès eft écrite dans toute la na-ture. Suivez-la avec attention ; elle ne manquera en au-cun temps de vous les montrer toutes déterminées.
C’eft l’étude du monde la plus agréable & qui vousferoit le plus de bien.
Oui, je voudrois, quand vous auriez à faire un tableaudont la fcène feroiten pleine campagne, que vous vous yportaffiez avec deux ou trois amis bien unis par l’amourdu travail ; qu’après avoir trouvé un afped ou un efletà peu près convenable à votre fûjet, Vous vous miffiezà en faire quelques bonnes études, tant par rapport àla forme & à la lumière , que pour la couleur ; qu'ayantbien arrêté vos plans, vous miflîez deffus quelques fi-gures dans les endroits oit vous auriez deffein de lesplacer dans votre compolition, pour voir l’effet qu’ellesy feroient & par la couleur & par leur grandeur.
Deux d’entre vous ou quelqu’un pris fur les lieuxpeuvent remplir cet objet, parce que vingt figures ouune , c’efl le même principe. J'efpère que vous Ten-tez que, moyennant ces précautions, vous feriez deschofes au-deffus de ce que l’on fait communément, Scque vous acquerreriez un fonds d’intelligence qu’on nepeut efpèrer de trouver dans le fîmple raifônnement.Sentez encore combien il vous ell aifé de faire cetteprovifîon de favoir par les facilités que, vous offre la na-ture qui vous tend par-tout les bras.