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«ôtés un lîlence profond : ce fera le lot de cette pre-mière heure du jour. Une douce joie s’empare des eGprits au lever du foleil. L’heure qui vient enluite ap-pelle les hommes au travail; bientôt les ardeurs brûlantesdu Soleil de midi, en abattant les corps, les invitentà prendre du repos, des bras duquel Us ne fbrtentque pour fe livrer le relie de la journée à des plaifrstumultueux, & à ceux-ci luccèdent les plaifîrs paifibles ,qu’on commence à goûter au moment de la ceffation destravaux & à la chûçe du jour.
Je ne fuis pas aifez plein de mon opinion , pour exiger,Messieurs, que cette progrelïion lyftématique d’i-dées toit adoptée dans toute fon étendue. J’avoue qu’ellepèche peut-être par trop de Angularité , & je luis le pre-mier à en reconnoître le foible; mais du moins faut-ilm’accorder qu’un Peintre jaloux de montrer de l’efprit& de mettre du fentiment dans fes produ&ions , peut &doit en tirer parti, quand cela ne ferviroit qu’à lui fug-gérer les moyens de diverfifier louvent les effets de leslumières, qu’à lui en mieux faire fentir le befoin, ainllque les délagrémens de la monotonie ennuyeufe quecaufent la répétition & l’emploi trop réitéré d’une memeelpèce de lumière.
Car voilà ce qui le paffe tous les jours fous nos yeux.Un Peintre a-t’il réulîî à bien exprimer un certain effetde lumière, il s’y complaît, il en contrade l’habitude& il s’en fait une manière à laquelle il demeure conCiamment attache & qu’il ne quitte plus. Voyez, parexemple, le Baffan, perlbnne n’a mieux peint que luil’aube du jour: perlbnne'auffi ne l’a répétée plus fouvent.Il n’ell pre(qu’aucun de fes tableaux qui ne foit éclairéd’une lumière naiffante, venant de i’horifon ; & il en fautTome I. Ce