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dans les autres heures du jour, de ces grandes malles& de ces accidens de lumière qui ont tant de pouvoirfur les corps, pour les détacher les uns des autres &les faire paroître ifolés» Chaque objet dans cetinftant dujour a là lumière particulière & fon ombre qui ne portepoint fur les objets voilîns , ce qui nuit beaucoup à laformation des grouppes. Voilà auffi pourquoi la lumièrede midi feroit celle dont je confeillerois le moins de fairelifage ; & dans le cas qu’un Peintre ne pourroit pas s’endifpenfer , je ne voudrois pas qu’il mît dans fon ordon-nance un trop grand nombre de figures. Quant aux fu-jets qui parojffent cadrer davantage avec cette lumière ,j’incline toujours pour des adions de repos. Par exemple,Jefiis-Chrift s’entretenant avec la Samaritaine , Abrahamrecevant les Anges & les invitant à fe repofer fous festabernacles, & fi vous me permettez d’en propofer untiré de mes propres ouvrages & qui me femble avoir euquelque fuccès : Jéfus-Chrift parlant à fes Difciples quicueillent des épies de bled un jour de Sabat.
U Après - Midi.
Comme le tems a efluyé de grandes variations avantl’heure de midi, il continue quelquefois d’en éprouverlorfque cette heure ell paffée , & même de beaucoupplus confidérables , fùrtout dans la faifon de l’Eté. LeSoleil eft plus ardent l’après-midi que le matin, & plusil eft dans fa force, plus le ciel eft prompt à s’enflam-mer. Il arrive aflêz fréquemment que dans un tems dechaleur, les nuées s’affemblent, fe grouppent, s’amon-cèlent d’une façon fingulière ; le Soleil s’y peint & lesdore admirablement; elles prennent des couleurs d’uqbrillant étonnant, II ne faut pas manquer ces beaux &