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Tome premier.
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C O N q.ip

îl exhortait l'Elève à fe corriger & à s’affujettir àdes melures dont on pouvoir d’autant plus sûrement luirépondre, qu’elles font julles & n’ont rien d’arbitrairedans l’Antique.

Bourdon ne propofoit cette méthode, que parce qu’ilétoit perlùadé qu’il applanilïbit par-là bien des difficul-tés , & que les Elèves alloient faire avec elle de grands& de rapides progrès. Pour être mieux'fondé dans foufentiment, il en avoit conféré avec l’illuftre Pouffih, &îl fe trouvoit muni de il'approbation de ce grand-homme.C’étoit fon oracle , & pouvoit-il en eonfulter un qui fûtplus sûr ? Il eut encore recours à lui, lorlque non-content des mefures des plus belles ftatues antiques qu’ilavoit prifes lui-même, étant à Rome, il chargea Mofnier »fon difciple,, qui alloit dans cette ville , d’y mefurer denouveau ces flatues, Il lui avoit enfeigné la méthodequ’il devoit mettre en pratique & dont il étoit sûr ,pour en avoir déjà fait lui-même l’épreuve. Il ne vou-lut pourtant pas que fon Elève entreprît rien que deconcert avec le Pouffin, & il eut la fatisfaâion d’ap*prendre que l’habile Artifte dont il recherchoit l’avis,avoit fort goûté la juftelfe & la iimplicité de fa méthode»que l’entreprife n’aveit pas été moins de fon goût, & quetout ufé qu’il étoit par le travail & par les années,l’a-mour de l’Art lui avoit fait retrouver de nouvelles forces ;& ce fut en effet avec les propres infîrumeris & prefquefous les yeux & la direction du ion-homme que l’opé-ration fe fit. J’ai voulu laiffer lubfifler l’expreffion deBourdon dans toute fa lîmplieité.

Mofnier rapporta à fon maître les principales figureiantiques mefurées avec une exaétitude & une précifiotïqui ne lailfoient rien à defïrer, & Bourdon en choiiît

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