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Tome premier.
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CO N 42;

des, il faut du moins qu’ils y foient liés, & qu’on re-connoiffe, fi on les en détachoit, qu’ils ne font pasun tableau, mais feulement une partie fubordonnée d’untableau. Boileau a dit en critiquant une tragédie deQuinaut : chaque acte en fa pièce ejî une pièce entière.On ne critiquerait pas moins juftement un tableau dontchaque grouppe feroit un tableau entier. Le Pouffin pa-roi t avoir mérité ce reproche dans fon tableau de laguérifon du paralytique : le grouppe , repréfentant unvieillard qui donne l’aumône à une femme, eft entière-ment étranger au fujet, n’y eft aucunement lié &n’yfait pas même la plus légère attention. On peut l’en dé-tacher & ce fera un tableau entier. On a fait la mêmecritique de la célèbre transfiguration de Raphaël. Lapartie fupérieure du tableau, & fa partie inférieure,font deux fujets & deux tableaux différens ; mais cedéfaut eft bien compenfé par l’extrême beauté du ta-bleau inférieur.

On ne peut donner un principe général fur la placeque doit occuper le principal grouppe , la principale fi-gure -, mais quelque place que l’artifte juge à proposde lui donner, tout doit tendre vers cette figure, toutdoit y rappeller ; l’effet général, dont elle eft la caufe& l’objet , toutes les parties enfin de l’enfemble. Telleeft la feule loi rigoureufement obligatoire de la com-pofition pittorefque. Si rien n’engage à prendre un autreparti, la figure principale doit être au centre & plusélevée que les figures fübordonnées qui l’environnent.Cen’eft point une règle, mais une convenance fujetteà des exceptions. Si un peintre avoit à repréfenter unroi charitable , qui s’incline pour panfer lui-même unmalade ; pourroit-on le condamner parce que fa figure