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» Maïs quand au commencement du quatorzième» fiècle , la Peinture commença, pour ainfi dire, à» renaître en Italie ; les Peintres s’occupèrent à peindre33 des murs d’églife , des cimetières , des chapelles : ilsxi repréfentoient les myftères de la paflion, ou d’autres» femblables fujets. Il s’offrit donc un vafte champ» pour rendre la Peinture plus abondante que parfaite ;)> & chez les modernes, cet Art a confervé beaucoup» de défauts de ces premiers effais. Audi , de nos jours ,» n’eft-il pas néceffaire que l’artifte cherche à fatis-» faire , comme chez les Grecs , des hommes inftruits33 & des Philofpphês : Il fuffit de plaire aux yeux des33 gens riches &, d’une multitude grofflère& ignorante^33 Delà vient que nos Artiftes, au lieu de chercher à33 atteindre à la perfection de l’Art, ont recours à l’abom33 dance & à la facilité ; parce que ce font les parties33 lps plus propres à être appréciées par les Amateurs,33 pour qui la plupart des ouvrages font deftinés 33.
Sans négliger, comme les anciens , les parties de l’or-donnance d’où, rélultë un bon enfemble , il faudroitpréférer, comme eux, la beauté d’un petit nombre d’ob-jets à l’abondance d’une grande compofition. Mais il eftdiverfes claffes de talent, égales peut-être, quoiquedifférentes entré elles. Il faut livrer à l’impulfton delànature les artiftes qii’elle a moins deftinés à nous plairepar la beaùté parfaite de chaque objet, que par uneautre partie 'de l’art què les Artiftes appellent la granitmachine.
Le Statuaire, ne faifant ordinairement qu’une feulefigure, eft fêvèrément aftreint au devoir de la fairebelle. Si la Nature ne l’a pas formé pour fentir &exprimer le beau, il n’eft pas né pour fort Art, mais