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Tome premier.
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caillés, quelquefois eftimés des curieux & mëprifésdes connoilfeurs. Ce n’eft pas qu’il n’y ait des croûtesdont le fond loit véritablement eftimable. Il y en ades plus grands maîtres; mais le temps ouïes brocan-teurs les ont tellement altérées, qu’il n’y a qu’uneridicule prévention qui puiffe les faire acheter. ( Ar-,ticle de l’ancienne Encyclopédie)

Le mot croûte eft plus ordinairement employé pourexprimer tout mauvais ouvrage de deflin ou de pein-ture. On dit ce tableau , ce deffin eft une croûte. Onappelle même croûton celui 1 qui fait des croûtes. Mais-ces deux mots font plutôt du jargon des atteliers, quede la langue des Arts. Les jeunes éléves prennent l'ha-bitude d’en faire ufage , 8c la confervent dans un âgeavancé (L.)

CRUD , crue ( adjeclif ). Un ton crud. eft celui quine fe marie pas, ne fe perd pas avec le ton qui l’a-,voiftne. Une couleur crue eft une cauleur tranchante ,discordante.-, trop entière c’eft le contraire d’une cou-leur rompue. On dit qu’une lumière, qu’une ombre,,eft crue , lorfque les grands clairs ne font pas ré-parés des grands bruns , par des paffàges. (L.)

CRUDITÉ ( fubff. fem. ) l’effet de ce qui eft crud'.’Cette couleur n’eft pas aflfez rompue , elle fait des.nudités. Il y a des crudités dans ce tableau, (L.)

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CURIEUX (adjeiîtif pris fubftantivement. ) Un cu-rieux en peinture eft un homme qui amaffe des def-fins , des tableaux , des marbres, des bronzes , des

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