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fcafe à l’illufion , plus cette illufion fe détache pouïainfi-dire du libéral de l’art ; & en effet rien de flcommun que de voir des repréfentations peintes qui ,dxoupées & placées avec adreffe, trompent ceux quiles apperçoivent fans avoir, à beaucoup près, lesperfections qui font eftimer l’art. La repréfentation d’untomme aflis dans un cabinet, tenant un livre , celled’un chien , d’un chat, d’un amas de papiers 8c delivres placés bien avantageufement dans les endroitsoù on doit naturellement les rencontrer , obtiennentaffez facilement l’hommage d’une illufion complette ,& cependant ces ouvrages ne méritent à l’art 8c à l’ar-tifte que l’applaudiffement qu’on donne à une maliceadroitement concertée , & qui réufflt comme on l’adefiré.
Il faut penfer qu’on fait naturellement alors unediftinélion très - fine entre tromper avec adreffe, ouImiter , en employant pour tout artifice les myllèresfpirituels de l’art.
Il y a quelqu’apparence que tromper complettementpar le moyen de la peinture a été un fuccès diftinguédans les premiers tems de l’établiflement de l’art. Cemoyen a encore une réufiite complette fur ceux quin’ont aucune idée de ce qu’efi: & doit être la peintureregardée principalement comme art libéral.
Et il faut obferver à cet égard que, dans les progrèsdes arts libéraux , la plus nombreufe partie des hommesqui font deftinés feulement à en jouir , ne marchentpas, quant aux idées, à beaucoup près d’un pas égal àcelui des hommes qui les pratiquent ou s’en inltrui-fent. Cette différence , qui eft défayantageufe aux arts,efl: telle que dans la ville la plus nombreufe, lorlque
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