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Tome premier.
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conformité avecîes âimenfions naturelles. Les tableauxde peu de figures, ceux dont le fujet en admet beau»coup , mais qui font compofés de manière à préfenterfur les premiers plans les principaux perfonnages d’uneaftion , & à y fixer principalement la vue & l’intérêt,ont un avantage remarquable ; au contraire les arbres ,par exemple, gagnent à être fuppofés fur des plansplus éloignés, parce qu’il n’eft pofîxble d’arriver à enimiter que les effets , les maffes , & à indiquer à-peu-près leur hatra-e & leur çaradère.

Il n’eft: pas néceffaire que je m’arrête à faire fentirque bien qu’un peintre préfente l’imitation d’un hommedans fa grandeur naturelle, il ne peut & ne doit pasafpirer à le rendre de manière à tromper par les détailsinfinis qu’offre la nature de chacune des parties. Cetteambition conduirait, comme je le dis , à l’article fini ,terminé, & dans d’autres à peindre avec moleffe &froideur.

Nous ne parlerons pas ici des âime.njions qu’on doitdonner aux figures '& aux objets qui plafonnent à desïiauteiu's confidérables, & dont par conféquent le pointde rue eft néceffairement fixe & fort éloigné de. l’objetpeint. ( Article de M. )

DISPOSITION. Ce mot e.ft fufceptible de deuxfens.Il fignifie une aptitude qui rend celui qui la pofiedepropre à réuffir dans les fcienc.es , les arts , les exercices& les actions du corps ; il veut dire auffi, relativementà la peinture, la manière dont l’artifte arrange lesobjets qui doivent entrer dans la compofition d’untableau.

Je vais commencer par développer le premier de cesdeux fens.,,