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Tome second.
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E A U f

Gérard Audran lui offriront le mélange le plus pkto-refque de la pointe & du burin. En vain de brillansouvriers employeront tout le preftige , tout le charla- 1taniime de leur métier pour corrompre le goût du pu-blic fur le vrai mérite de la gravure : il refera tou-jours de vrais connoiffeurs qui conferveront la palmeà ce grand artife.

Duchange ne poffédoit pas au même degré que Gé-rard Audran la partie pittorefque de Ÿeau-forte ; maisil avoit un très-bon goût. Cet artifte, & les graveursde fon école laiffoient badiner 8c briller Ÿ eau-forte furles parties claires de leurs eftampes & dans les loin-tains. On a perdu cette pratique, & l’on réferve au-jourd’hui ces parties pour le travail du burin pur. Onle plaît à faire triompher le métier dans les partiesmêmes qui auroient tant de grâce fl elles étoient ré-servées à l’art.

< Il femble, en général, que lés graveurs ne fe fer-vent aujourd’hui de 1 ’ eau-forte, que parce qu’ils nefont pas aflez familiers avec le burin pour ébaucherleurs planches fans le fecours de la pointe. Les grandsmaîtres en gravure fe fervoient de h. pointe , parcequ’ils fentoient tout ce que le mélange de fes travauxavec ceux du burin pouvoit ajouter de pittorefque àleurs ouvrages. Ce n’ell pas la peine d’établir des tra-vaux à la pointe , pour que le burin les efface entière-ment. On a vu des graveurs plus fenfibles à la'•variété des reffources de l’art qu’aux alléchemens du■ métier , donner à leurs travaux au burin le défordre' pittorefque & la brutalité des travaux à l’eau-forte.On en trouvera de beaux exemples dans les eftampesde Bolfwert. Il gravoit les tableaux de Rubens ibîi$

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