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Tome second.
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parce que ces peintres, peu accoutumés à manier lapointe , & gênés par la réliftance du cuivre , n’ont puétablir leur trait avec la même sûreté qu’ils l’auroientfait au crayon ou au pinceau. Il y a des eaux - fortesde graveurs qui offrent des travaux libres & pit-torefques , parce qu’ils ont fort avancé, Se quelque-fois même achevé à la pointe les parties dont elles’acquitte mieux que le burin. Corneille Wifcher aquelquefois montré, dans la même eftampe , ce que3a pointe peut produire de plus brut, avec ce quele burin peut produire de plus brillant.

Il y a des eftampes très-avancées & même pref-qu’entièrement terminées à l’ eau-forte qui font très-eftimées , parce qu’elles rendent bien à plufieurs égardsles tableaux du maître d’après lequel elles font faites ,& qui n’ont cependant aucun mérite remarquable parrapport au travail de la pointe. Le trait 8c l’effet s’ytrouvent, mais la manœuvre n’en a rien d’aimable ni depiquant. Telles font les gravures de Michel Dorignyd’après le Vouet fon beaupère : je placerois encoredans cette claffe , mais dans un rang fupérieur, leseftampes de Pefne , d’après le Pouffin.

On établit mal avec des paroles le mérite des ou-vrages des arts. Le leéleur qui voudra fentir le méritedes eaux-fortes , doit conftdérer avec une forte d’é-tude celles du Bénedette, de Rembrandt, de Labelle,de Callot, de le Clerc , de Smidt, & de différens-peintres. Ce ne fera qu’après s’être familiarifé avec cegenre, qu’il commencera à aimer celles de Vandick,quoique peu foignées. Il ne négligera pas non pluscelles d’Annibal Carrache , ni du Guide , &c. quoiquela manœuvre en foit un peu froide. Les eftampes d«