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.propre de l’autre ; mais ils cherchèrent encore par le‘rapprochement, l’accord ou l’oppofition des objets ,C0“lorés , pat le contrafce de la lumière , & de fa priva-tion , à produire une vigueur piquante , à appeller & àfixer le regard.
Ce Dominique que nous avons vu périr fi malheu-reufement à Florence par la jaloufe cupidité d’AndréCaftagna , ce Dominique qui fut le fécond artifte Ita-lien qui polfédât l’art encorefecret de peindre en huile,avoit eu pour élève , avant de quitter Venife, fa patrie ,Jacques Beliin, qui mourut en 1470, & qu’on neconnoît que par l’éducation pittorefque qu’il donna àGentil & Jean Beliin fes fils.
Gentil , qui étoit l’aîné , peignit fur-tout en détrempe.On fait qu’il fut mandé à Conflantinople par Maho-met II. Il fit voir à ce conquérant un tableau de ladécoiation de Saint-Jean qu’il venoit de peindre. Lehéros barbare critiqua le cou de la figure , foutint aupeintre que la peau fe retire en cette partie aulfitôtque la tête a été féparée du tronc , & pour joindre ladémonftration au principe, il fe fit amener un efclaveauquel il fit trancher la tête. Beliin frémit de cetteleçon , & pour n’être plus expofé à en recevoir defcmblables, il revint à Florence où il mourut en1501.
Jean contribua beaucoup aux progrès de fon art enpeignant conflamment en huile & d’après nature. Quoi-qu’il ait toujours .confervé une grande fèchereffe, Uen eut cependant beaucoup moins que fon pere &fon frere , & l’on yoit dans fes ouvrages une grandepropreté de couleur , & un commencement d’harmonie.Son goût de defiin eft gothique, fes airs de tête affei
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