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Tome second.
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tribués; quelquefois même, chez lu!, les vètemenscachent & coupent les figures.- Mais il a été favant dansles couleurs des étoffes; elles font prefque toujoursmoëlleufes, &: s’il les choifit fouvent d’une teintefombre, c’eff pour donner aux chairs plus d’éclat &de délicatelfe.

En cherchant le gracieux, l’agréable, ce qui doit,plaire enfin , il devoit trouver l’harmonie ; c’eft auffi.dans cette partie qu’il a excellé. Comme la délicateffede fon goût ne lui permettoit pas de fouffrir de fortesoppofitions, rl falloit bien qu’il devînt un grand maîtredans cette partie qui n’eff: autre chofie que l’art depaffer d’un extrême à l’autre par des nuances intermé-diaires qui les lient doucement entr’eux. Il fut har-monieux dans le deffin, en coupant par des lignescourbes les lignes droites qui formeroient des contoursanguleux, & en rendant toujours fon trait ondoyant.De même , tant dans les lumières que dans les ombres,il plaça toujours entre les deux extrêmes un efpacedeftiné à les unir & à fervir de paffage de l’un à l’autre.La délicatelfe de fies organes lui avoit fait fientir mieuxqu’à tout autre artifte qu’après une, certaine tenfionles yeux ont befoin de repos : il eut donc foin de fairefuivre une couleur franche & dominante par une de-mi-teinte , & de conduire , par une gradation infen~fible , l’œil du fpeélateur au même degré de tenfion d’oûil étoit parti. Ainfi , dit Metigs , une mufique agréable& mélodieufe arrache fi doucement au fommeil que leréveil reffemble plutôt à un enchantement qu’à un fom-meil interrompu.

Un goût délicat dans la couleur, une parfaite in-telligence du clair-obfcur , l’art d'unir- le clfeir au