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fon talent j qu’il y a dans les arts une forte de mode ,& que fa manière étoit fort éloignée de la mode do-minante. D’ailleurs l’artifte ne devient pas aifémentcélèbre quand l’homme n’eft pas connu , & le PoiijJ/nvivoit dans la plus grande retraite. Il fut une foisobligé de donner pour huit francs un tableau dont unjeune peintre un peu moins inconnu fit une copie qu’ilvendit le double.
Au lieu de travailler à multiplier le nombre de fesouvrages pour fuppléer par la quantité à la foibleffe duprix qu’il en recevoit, le Poujjtn , animé de ce courageque donne un violent amour des arts, confacroit laplus grande partie de fon teùis à l’étude. Lié avec l'efculpteur Duquefnoy, ft connu fous le nom de Fran-çois Flamand, il copioit les antiques au crayon, illes modeloit en bas ou en plein relief, il les mefuroitdans toutes leurs parties : il- fe promenoir dans lesvignes, & dans les lieux les plus écartés de la cam-pagne de Rome ; confrdérant & deffinant les ftatues desGrecs & des Romains , fixant dans fa mémoire ou fur lepapier les vues les plus agréables , & faîfiflant les plusbeaux effets de la nature. Il efquiffoit tout ce quipouvoit lui fervir un jour, arbres, terraffes, accidensde lumière , compofidons d’hiftoire, difpofitions defigures , ajuftemens de draperies, armes , vê'temerrs &uftenfiles des anciens. Pouvoit-il fe plaindre de lapauvreté , lorfque chaque foiril rentroit dans fon humblelogis pour y ajouter de nouvelles rieheffes au tréfôrqu’il aecumuloit ? Des témoins de fà vie l’auroient crumalheureux.; & tous fes inftans étoient- des jouiffances.
Il ne faut pas croire qu’il perdît pour l’art les inftansoù. il ne manioit ni les pinceaux , ni, le crayon, nL
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