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l’encouragea, lui fournit des fecours pécuniaires, 8sprit foin de fon avancement. Le Brun fut placé dansVécole du Vouet , où il étonna le maître 8c les élève*par la rapidité de fes progrès. A l’âge de vingt-deux ans ,il avoitfait le tableau des chevaux de Diomede , qui fëSoutient au Palais Royal à côté des plus grands maîtres.Son protecteur le fit partir l’année fuivante pour l’Italieavec une forte penfion. Il le recommanda au Pouflin ;mais le jeune attifte étoit plutôt deftiné par fes difpofi-tions naturelles à cette partie moderne qu’on appellela grande machine , qu’à la fageffe profonde 8c réflech ades artiftes grecs , dont le Pouffin auroit pu lui infpirerle fentiment. Il ne fut pas cependant inutile au jeunepeintre, 8c ce fut par les confeils de ce grand maîtreque le Brun étudia les monumens de l’antiqiiité , lesufages & les habillemens des anciens , leur architec-ture, leurs rites, leurs fpeélacles, leurs exercices v leurscombats & leurs triomphes. Les avis qu’il fe plut àdonner au jeune le Brun forment le lien qui l’attache àl’inftitution de Y école Françoife.
A -fon retour en France , le Brun ne trouva qu’usfeul rival, Énftache le Sueur. Mais plus vanté, pluspuiflamment protégé, & peut-être plus aélif & plusoccupé de fes intérêts , il l’emporta fur ce redoutableémule que la poftérité lui préfère. Il avoit tous lesgrands ouvrages & toutes les occafions de fe fignaler ;une feule qu’on ne put enlever à le Sueur fuffit pou* 1 -éternifer fon nom dans les faites des arts ; mais il fallutque le fiècle qui l’avoit vu naître fût écoulé , pour qu’ilobtînt une pleine juftice.
En vengeant le Sueur de l’aveuglement ou de Tapartialité de fes contemporains, n’oublions pas ce qise