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Tome second.
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d’UrMfi. Ï1 àvoîr étudié l’expreffion des affections déPâme ; on en a la preuve dans fcn traité du caraélèrsdes pallions : mais après avoir obfervé ces caïaftéresgénéraux , & en avoir établi les principaux traits , ilcrut pofféder dans toute Ion étendue cette feience dontl’étendue efl: fi vafte ; il employa toujours ce petit nom-bre de caraâèrss qu’il avoit une fois trouvé, & né-gligea d’étudier fans ceffe dans la nature la prodigieufêvariété des nuances pat lefquelles nos affections inté-rieures fe manifefient au-dehofs. Il tomba dcfic dansla manière en fe répétant toujours, & n’eut pas la fi-ne (Te , la profondeur, l’extrême juffelfe d’expreïïioh d«Raphaël ; il ne peut même dans cette partie , être com-paré à le Sueur. I! aimoit & poiîedoit bien la grandimachine de Part ; il fe pîaifoit aux grandes ccmpofiticifs*il y mettoit de la vie , du mouvement, de la variété ;mais fans avoir la fougue , i’infpîration. de Rubens. Sescomportions font bien faifonnées ; mais celles de Ru-bens font créées. Lé Brun penfoit bien -, Raphaël, lePouffin, le Sueur penfoient plus profondément. Le Brunavoit de l’élévation , mais il ne s’eft pas élevé commeRaphaël jufqu’au ftiblime.

Il ne faut pas fonger à établir de compataifon entrelui & les peintres Vénitiens pour la couleur : on fait,qu’il ne les avoit point étudiés ;mais Vécole Romaine 8ccelle de Lombardie offrent des exemples, d’une couleurplus fuave, plus mâle , plus appellanre , plus folide, &d’un maniment de pinceau plus libre , plus fier ^ plusmoelleux.

Comme le Brun étoit né avec de l’efprit, & qldflavoit pris foin de le cultiver , il aimoit l’allégorie , parceque ce genre ouyre un yafte champ aux invention*