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ECO
que pour pafler en Italie; &, csmme î'1 étofr nobled’origine, il entra au fervice du Duc de Mantoue etiqualité de Gentilhomme, Cette place honorable & fansoccupation lui donna une confidération dont ne jouiffencpas toujours les jeunes artiftes, & qui cependant neîeurferoit pas inutile, & lui procura la facilité d’étu-*;dier fans diflra&ion les ouvrages des grands maîtres.-
Ses travaux furent utilement interrompus par unvoyage qu’il fit en Efpagne , à la cour de Philippe III ,en qualité d’envoyé du Duc de Mantoue. L’envoyane relia pas oifif à la cour de Madrid ; il y fit un grandnombre de portraits & de tableaux d’hifloire , & commela confidération fert à la fortune , il fut plus généreufe-ment récompenfé que s’il n’eût çu que lafimple qualitéd’artille. On lui apprit que Jean, Duc de Bragance, quin’étoit pas encore monté lur le trône de Portugal,defiroit le voir à Villa-Viciofa où il - faifoit fa réfi-dencé. Rubens le mit en route ; mais avec un train ficonfidérable que Bragance en fut effrayé : il ne fecroyoi.t pas allez riche, pour recevoir un artiftç fi faf-tueux , & lui envoya un Gentilhomme avec un préfent:pour'le prier dç remettre fa vifite à un autre temps.Rubens refufa le préfent, & continua fa route. » Mondeffein, dit-il, n’efi: pas de peindre à Villa-Viciofa , mais» de m’y arnufer quelques jours, & j’ai apporté mille:» pifboles que je compte y dépenfer et.
Au retour de fa légation d’Efpagne, le Duc deMantoue l’envoya à Rome pour y copier les principauxouvrages des grands maîtres. Rubens alla aulïï à Vé-nife étudier les grands colorifles, revint à Rome faireplufieurs tableaux d’aùtel, & paffa à Gênes où il fitM long féjour 8c qu’il enrichit d’un grand nombre de