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Tome second.
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tnîlle livres de France qui n’en vaudroîent pas àyréfent moins de trois cent mille. Mais il fit auparavantmouler les figures de marbre & de bronze dont ilconfentoit à fe défaire , & il remplaça par des tableauxde fa main lac tableaux d’Italie qui avaient orné fonfallon & tous fes appartemens.

Il n’eut pas à fe repentir de fa complaifance. Par faliaifon avec Buckingham & par fes talens, il devint unhomme utile à l’état. L’Infante l’envoya en Efpagnepour conférer avec Philippe fur les moyens de parvenirà la paix. Il reçut de ce Prince la dignité de Chevalier& celle de fecrétaire de Ion confeil privé. Chargé desinftruétions néceffaires, &: de lettres de créance qu’ilgardoit fecrettes, il paffà à Londres en qualité depeintre voyageur, fut préfenté au Roi, eut l’adreffe dele fonder fur fes difpofitions envers l’Efpagnç, & luimontra fes lettres quand il eut reconnu que ce Princen’étoit pas éloigné de confentir à la paix. Le traité futconclu, & un Ambaffadeur plus illuftre par fes titres& par fa naiffance fut nommé par l’Efpagne pour ratifierles opérations politiques du peintre. Charles, pourtémoigner fa reconnoi(Tance à Rubens , le décora ducordon de fon ordre , & lui donna un riche diamantqu’il tira de fon doigt. Craignant de ne l’avoir pas encorealfez dignement récompenfé, il le créa chevalier enplein parlement, lui donna la même épée dont il ve-noit de fe fervir pour cette cérémonie, & le renvoyachargé de préfens. Philippe, à qui Rubens alla rendrecompte de fa négociation, le fit Gentilhomme de fachimbre & l’honora de la clef d’or.

Rubens riche & chargé d’honneurs fembla ne con-tinuer de peindre que pour fuivre fon goût ou pour fefréter aux defiirs de ceux qui defiroient avoir de.fes