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ouvrages. Cette complaifance augmenta confîdérabîd^ment fa fortune. Un grand nombre d’habiles élèvejj;avançoient d’après fes efquifles les tableaux qu’il entre-prenoit & qu’il fe contentoit de retoucher.
Il fut encore chargé dans la fuite de différentes né-gociation» avec les Provinces-unies, avec Marie deMédicis & Gafton d’Orléans lorfqu’ils fe retirèrent àBruxelles, avec Wladillas, Roi de Pologne, & avecd’autres Princes.
La nature lui avoit accordé les qualités qui ferventà perfuader & à plaire -, la beauté de la taille & celledes traits, une phyfionomie noble & douce, un re-gard agréable, un fon de voix flatteur, une éloquencenaturelle. Il avoit joint à ces dons heureux les avan-tages qui peuvent s’acquérir par le travail ", il favoitlept langues anciennes & modernes & avoit une grandeétendue de connoiflances variées: Il employoit à ornerfon efprit le temps même qu’il confacroit à fon art,&svoit à côté de lui un Leéleur pendant qu’il peignoir*Avec tant de fupériorité fur les autres peintres defon temps , il les forçoit à la lui pardonner & mêmeii l’aimer, en affeélant de fe montrer leur égal & neprenant fur eux d’autre avantage que celui de leur fairedu bien. Il mourut en 1610, à l’âge de foîxante-troisans, dans un état de caducité prématurée qu’on peutattribuera l’excès du travail.
Le nombre des ouvrages de Ruhens eft immenfe. Ilpeignoit l’hifloire , le portrait 1 , le payfage, les fruits,les fleurs, les animaux, & il étoit habile dans tousces genres. Il invenroit facilement & exfcutoit (Temême. On l’a vu fouvent faire de fuite plufieurs.efquifles, toutes différentes, du même fujet.
Il aiaoit les grandes comportions & iî y étot*