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.^irepre. Il n’avoîc pas, comme Raphaël, cett£ douceinfpiratioii qui fe manifefte par des effets doux & gra-cieux comme elle ; mais il avoir cette fougue de génie,ce feu intérieur qui cherche à s’élancer, & qui femanifefte par des effets qui étonnent. Il lëmbloit quetoutes les figures, tous les grouppes qu’il imaginoit,fortifient de fon cerveau pour le porter fur la toile.,
8c que, pour ctéer, il n’eût bel'oin que d’un ade da 'fa volonté.
On lui a trop injuftement contefté la qualité de bondelïïnateur. Son deffin étoit grand & facile, il con-noiffoit l’anatomie ; mais la l'cience cédoit chez lui àl’impétuofiré de la conception , à la vivacité de l’exéeu-ttion il préférait l’éclat des effets à la beauté des formes,
& facrifioit trop fouvent la corredion du deflin à lamagie de la couleur. Enfin il avoit plus les qualitésqui luppofent une conception pleine de feu, que cellesqui exigent une fagefle refléchie , & une méditationprofonde. Il avoit étudié l’antique, Michel-Ange, Ra- -.phaël; mais loin que fes études l’aient élevé jufqu’àla beauté idéale , il fe tint à l’imitation de la natureflamande. Ses mufcles font bien attachés, les fondionsen font bien accufées ; mais ils font plutôt gras & mol-laffes que fermes & charnus; ce défaut fe remarquefur-tout dans fes corps de femmes, & il ne donne àleurs têtes que la beauté des belles Flamandes. Il eftquelquefois maniéré dans les extrémités.
Il a fu rendre- plutôt-de belles étoffes que jetterde belles draperies. Ses figures font richemerq ha-billées, mais elles ne font pas toujours , comme cellesde Raphaël , favamment drapées : car, dans la languedes arcs, il ne faut pas croire qu ’habilltr 8c draper