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h forçant la tête du clou qui tenoit le pied attaché» au poteau funefte. La tête du clou eft même chargés» des dépouilles hideufes qu’elle a emportées en dé-t> chirant les chairs du pied à travers lequel elle» a paÎTé. Rubens qui favoit û bien en impofer à l’céil«i .par la magie de fon clair-obfcur, fait paroître le» corps du Larron fartant du coin du tableau dans cet
» effort.On voit de profil la tête du fupplicié j
» & fa bouche , dont cette fituation fait encore mieux» remarquer l’ouverture énorme, les yeux dont la» prunelle eft renverfée , & dont on n’apperçoit que» le blanc fillohné de veines rougeâtres & tendues j» enfin l’aftion violente de tous les mufcles de fony> vifage, font prefque ouir les cris horribles qu’il» jette ».
On peut lire ci-deffus, article Convenance , ce queM. Falconet a'écrit fur la figure principale du mêmetableau.
« Pourquoi, dit ailleurs le même artifte,la Judith dè» Rubens fait-elle frémir? Pourquoi laiffe-t-elle dansi> l’imagination des traces profondes ? C’eft qu’il k» montré une bouchère qui hache le cou d’un homme» endormi. Le fang jaillit fur les bras de l’exécutrice,» Holopherne lui mord deux doigts de la main qu’elle» appuie fur fon vifage. Rubens a peint une Juive inf-» fine-, il a déployé toute l’horreur du fujet. Peignez» les mœurs , le caraâère des perfonnes , des nations ;x> vous peindrez la nature».
L’école flamande dont Rubens eft le plus grandmaître , joint à l’éclat de la couleur & à la magie dùclair-obfcur , un defiin favant quoiqu’il ne foit pas fondéfur le choix des plus belles formes, une compofition qv^jTome II. Q