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Tome second.
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celle d’une grofTe Servante de taverne , comme lesgrands maîtres de l’Italie ont étudié l’Apollon du Bel-védère ou la Vénus de Médîcis. Ce n’étoitpas le moyende s’élever aux nobles conceptions de Raphaël ; c’enétoit un de parvenir à l’imitation du vrai dans le genrepopulaire.

La réputation quelquefois fi difficile à acquérir , &qu’on voit trop fouvetu fe refufer au mérite s’il n’eft pasfécondé par l’intrigue , vint avec la fortune le chercherdans Ion moulin. Souvent appelle à Amfterdam pour yfaire des portraits , il alla s’établir dans cette ville , &y fut furchargé d’ouvrages & d’élèves.

Mais en changeant de rcfidënce, il ccnférva fa ma-nière de vivre, ne fréquenta que des gens du peuple ,ne chercha de récréation que dans la crapule, ne vitdans l’argent que lui rapportoient fes travaux que leplaifir d’en amafler & choifit une jolie jiayfanne pourla compagne de fa vie. Ainfi, fes idées -fur fon arc ,relièrent les mêmes que celles qu’ïl avoit conçues aumoulin de fon pète. Il s’occupa toujours de l’îmitariotrde la nature baffe dont il airnoit à s’entourer, & fescaprices furent pour lui l’idéal de l’art. Il ne connoiffcitguère de l’antique que le nom, & ne prononçoit cenom que pour s’en manquer. Il raffembloit de vieillesarmures, de,vieux vêtemens étrangers ou Bizarres, dontil fe plaifoit à affubler plutôt qu’à draper fes modèles ,& H appelloi't cela fes antiques..

Mais laiiïbns parlérfur cet artifte un homme de l’ârt,M. Delcamps y,qtti a vu un grand nombre d’ouvrages deçe peintre. « Tout ce que Rembrandt a compofé , dit-il.,» eft fans nobleffe : c’étoit un génie plein de feu qui*■ n’%yoit aucune élevaii&n. Ses habillemens ne font

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