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Tome second.
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» que bizarres, & plus reflemblans à une mafcaradtf» qu’à ceux des nations qu’il a voulu repréfenter. Ii>» n’a pas fait autant de tableaux d’hiftoire que de» portraits, & les tableaux d’hiftoire que nous con-» noiffons de lui font la plupart aulfi ridicules aux» yeux des favans qu’ils font admirés par les peintres*

« Si l’on en excepte fes portraits , fa façon de defliner33 n’eft guère fupportable ; encore n’en faifoit-il bien» que les têtes, & il fentoit fi bien fon incapacité à» defliner les mains, qu’il les cachoit le plus qu’il» pouvoit. Pour éviter la difficulté , j’ai vu de fes ta->3 bleaux où quelques traces de brofle, qu’on ne dif-

tingue pas trop de près , repréfentent à une certaine» diftance des mains, à la vérité peu décidées, mais» qui font cependant prefqu’autant d’effet que fi le» peintre y avoit mis plus de foin. Ses têtes de femmes» n’ont aflurément pas les grâces du beau fexe. Quand» il a effayé des figures nues , il n’y a mis aucune>3 correélion ; elles font courtes, les formes outrées» ou maigres , les emmanchemens lpurds , les extrémités33 trçp petites ou trop grandes , & toutes manquent» dans les proportions,

33 11 n’a dû fon talent qu’à la nature , & à fon inftinéh.» S’il a quelquefois approclié du beau , ç’a été moins33 par. réflexion que par hazard, & par fon affujettiffe-» ment à fuivre pas â pas la nature. Il ne faut pas» croire que n’ayant pas été à Rome , il n’ait pa^ connu3> les grands maîtres d’Italie : il avoit fous les yeutç». d’amplqs recueils qui auroicnt dû changer fa manière,» ou du moins la corriger ; mais il adcniroit tout Sc» ne profitoit de rien.

». A voir k touche hardie des ouvrages de ce maître j