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Tome second.
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Jean dé LaeR > qui a peint en petit, & quî' a cJioîfjfes fujets dans la vie commune , mérite une place dif-^tinguée dans Y école de Hollande. Il naquit à Laarcn vprès de Narden, en 1613 , commença les études de foi*art dans la patrie, 8 c alla fë perfectionner à Rome*Comme il étoit fort mal fait, les Italiens le nommèreneÎJameozzo, d’où les François ont fait le mot Bam-boche , & c’eft du fobriquet donné à ce peintre que lestableaux de petites figures 4 qui ne repréféntent quedes aétions communes, font nommés bambochades. Itpeignoit des chaffes , des attaques de voleurs, desfoires, des fêtes publiques, des paylàges, dés vuesmaritimes ; il ernoit fes tableaux d’archite&ure ruinée& les enrichiffoit de figures d’hommes & d’animaux.'Il avoic un deflïn correél & une couleur vïgoureufe. Ileft mort à l’âge de foixante ans.

Van-Oftade , quoique né à Lubeck, Gérard Dow ,Met\a , Mïris , JS^'ouwermans , Berghem 8 c le célèbrepeintre de fleurs Van-Huyfum , appartiennent à Vécolede Hollande.

La- plupart des écoles dont nous venons de parlerïi’exiftent plus. L’Italie feule en avoir quatre ; il nelui refte qu’un fort petit nombre d’artiftes connus de*étrangers. On chercherait vainement en Flandre ŸécoLtde Rubens. Si Ÿécole Hollandoifi exifte encore , ellen’efl pas connue hors de la Hollande. Un artifte Al-lemand , Mengs s’eft rendu célèbre de nos jours ; maisc’efl en Italie fur-tout qu’il a formé & exercé fon talent ,& il appartient bien plus à l’Italie qu’à l’Allemagne.M. Dlé cric h , autre Allemand, eft connu des étran-gers , 8 c c’çft un honneur que n’obtiennent pas les.talens ordinaires. Mais dçux artiftes féparés ne forment