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Tome second.
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Jrrÿ -EF F

«ouleiir, de dcnner à chaque objet Ja nuance qui Wdiftingue des autres -, le clair-obfcur imite les effetsde la lumière , & ainlï des autres parties de l’art. La réii-rhion de ces différens effets particuliers caufe une ini-jpreffion qu’on nomme Ÿ effet du tout enfemble.

Il eft donc eflentiel pour parvenir à conduire un ta-bleau à un effet jufte & général ; à une unité d'effet ,que toutes fes parties tendent à un feul point. Maisquelle eft la partie de l’art qui doit commander , quidoit fixer le but auquel toutes doivent tendre & arri-ver? C’eft Vinvention, puifque c’eft elle qui agit lapremière dans l’efprit du peintre, lorfqu’il médite ulïouvrage & que celui qui commenceroit à peindre ,fans avoir bien décidé ce qu’il repréfentera, reflem-ileroit à uii homme qui voudroit regarder avant d’avoirouvert les yeux. C’eft l’invention qui règne fur tous lesgenres de peindre; c’eft elle qui les a créés & qui lesreproduit; elle doit donc décider de l’effet qui doitàéfulter de chacun de ces genres.

TJeffet du tableau d’hiftoire ccnfifte dans l’exprelfionexafte des aâions & des pallions ; celui du portrait,dans la reffeinblance des traits; celui dupayfage, dansla repréfentation des fîtes, & celui d’une peinture demarine, dans celle des eaux.

Mais dans chacune des parties qui conftituent l’art depeindre, on entend plus particulièrement par le mateffet, lorfqu’il n’eft accompagné d’aucune épithète, uneexprelfion jufte , grande, majeftueufe , forte.

Ainfi l’ effet dans le deffin , eft un contour hardi quiExprime fenfiblement des formes que l’artifte connoîtparfaitement, & qu’il ne fait fouvent qu’indiquer ha-bilement, La liberté, la confiance aycc lefquelles' il

rappelle