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temple lumineux qui la chaiTe dans le lointain , parolt»s’avance & repoufle fur les premiers plans des grouppesvagues , affaifonnés des touches de brun les plus fortes,-Ces partis divers, fucceflivement ramenés & em-ployés à l’appui les uns des autres, peuvent former deseffets variés que l’artifte multiplie autant qu’il veut.Il lui fulnt de faire attention qu’il n’y a rien d’abfoludans la nature -, que rien n’eft clair ou brun , gris oucoloré, grand ou petit, vigoureux ou fuave que par lecontraire de ce qu’on lui oppofe.
A ces principes qui conduifent à 1 * effet dans le delïïji& dans la compofition , il faut joindre ceux qui con-cernent l’illufion des effets que produit la couleur.Lorfque l’artifte aura épuifé fur fon ouvrage les beautésde précifion & d’exa&itude , dont fon favoir pitto-refque lui permettra de l’enrichir; que, fuivant l’in-dication de la nature, il colore les objets les uns furles autres, en leur oppofant tantôt des fonds plusclairs, tantôt des couleurs propres plus luinineufes ,ou qu’il les détache en les mettant fucceffivement encontraire avec des fonds plus obfcurs , & avec descouleurs plus fourdes 8c plus éteintes.
Qu’il réveille les lumières par des reluifans trompeurs,8c par les ombres les plus vigoureufes, diftribuées àpropos dans les endroits où les reflets du jour ne fau»soient pénétrer. Il faut ufer de grands ftratagêmçspour opérer de grands effets de couleur.
On doit les concevoir, ces effets , par grandes maffes.le moyen affuré de faire illufidn, eft d’attirer la vuepar des accidens larges, foutenus , & réduits , autantjqu’il eft poflible, à un point d’umt,é qui en impofç a,UifpeQmuï,