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leur. Ce mot rejette du langage de la peinture con»fidérée comme art, eft refié au métier de la peintureen bâtimens.
ENFONCEMENT. ( fubft. mafc. ) Comme un ta-bleau n’eft pas cenfé repréfenter une furface plane , ildoit avoir de Venfoncement , & jufqu’à est enfoncementqui borne la vue, il faut que le fpeélateur puiflë croirequ’il tourneroit autour des objets qui font repréfentés.On ne peut d’ailleurs rien établir en général fur l’en-foneement que doit offrir un tableau. Quelquefois fenenfoncement n’a d’autres bornes que celles de l’hori-fon, & quelquefois il eft limité par le mur d’unechambre peu profonde. II y a même des tableaux quirepréfentent des bas-reliefs, & l’on ne dira pas qu’ilsont de J’ enfoncement ; mais ils doivent avoir une faillieapparente, égale à celle qu’un fculpteur donneroit à cesfortes d’ouvrages. ( L. )
ENFUMÉ, noirci par la fumée & par le temps. On ditd’un vieux tableau dont on ne diftingue plus le travailrti les objets , & que le tems a couvert d’une fjjeténoire &épailfe, qu’il eft enfumé. On trouve des ama-teurs qui n’eftimént les tableaux qu’autant qu’une fortecouche de fumée leur donne un extérieur vénérabled’antiquité. Si le temps a refpeété une partie lumineufequi tranche fortement avec la profonde obfeurité detout le refte, ils fuppofenr dans ce qu’on ne voit plustout le charme d’une beauté myftérieufe, & admirentd’autant plus ces ténèbres qu’elles font plus épaiffes. Ilsne manquent jamais d’être fervis fuivant leur goût, &trouvent toujours des charlatans prêts à leur offrir & à