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Tome second.
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t/i END

dans la fécondé. On ne peut guère douter que lesvéritables oeuvres de ce poète ne fuflent familières auxRomains & aux Grecs lettrés du temps de Pline ; &-c’était dans ce même temps que les uns attribuoient lapeinture encaujlique à Ariftide , & que les autres lafaifoîent remonter jufqu’à Polygnote. Comment ne fetrouvoït-il perfonne qui leur prouvât qu’elle étoit beau-coup plus ancienne, en leur citant les vers d’Anacréon ?

S’il ne s’agjffoitque de l’opinion de Pline, on pour-voit dire qu’il avoit oublié ces vers ou qu’il ne les cûn-noiffoit pas. Mais il s’agit de deux opinions débattuesentre différentes perfonnes, & il auroit été fingulierqu’aucune d’elles ne connût les œuvres d’un poètequi étoit alors entre toutes les mains, Ainfi, loin deprouver par Anacréon contre Pline l’antiquité de lapeinture encaujlique , on prouveroît mieux par le textede Pline que les odes 28 & 29 attribuées à Anacréonne font pas de ce poète.

Cependant une nouvelle difficulté s’élève. Plineajoute que Lylippe avoit auffi écrit fur fes peinturesd’Egine qu’il les avoit faites à Ÿencaujlique. On peutfuppofer que ce Lyfippe vivoit avant Polygnote &même avant Anacréon , & compte on ignore l’âge de cepeintre., la queftion refte infoluble & le doute fubûfte*( Article de M. Lçvesqtje.)

ENDUIT. ( fubflr. mafc. ) Ce mot eft confacré à lapeinture à frefque, qui ne peut s’exécuter que fur unenduit frais. C’eft même de-là que ce genre de pein-ture a tiré fon nom -, il vient du mot italien frefco ,qui ügnifie frais. Dans les autres genres de peinture,on ne dit point un enduit, mais une couche de cou»