ENL iss
plus policées, & dont la vue efl: plus agréablement ré-créée par le fpeétacle des couleurs dures & tranchantes ,qu’elle ne le feroit par lés tableaux les mieux fondusdes plus grands coloriftes. Pour rendre ces images en-core plus agréables à ceux à qui elles font deflinées,on relève quelquefois en or les auréoles des faints &quelques parties des draperies.
On applique auili de l’or & de l’argent moulu à desenluminures plus précieufes; c’eft ce qu*bn appelle rt-haujjer. Pour donner à ces métaux tout leur éclat, onles brunit avec la dent de loup.
On enlumine avec plus ou moins de foin des eftampesrepréfentant des vues, des intérieurs de temples, &c.qu’on deftine à être regardées dans des machines d’op-tique.
Quelquefois', des curieux fans goût ont pris pîaifirà faire enluminer de belles eftampes, croyant qu’ellesacquerroient un nouveau prix, & qu’elles approche-roient du mérite des tableaux, quand elles feroientbarbouillées de couleurs. Tout le fruit de leur dépenfeétoit de faire détruire le travail hfeureux du graveurpar le travail routinier des enlumineufes .
Cependant, Venluminure faite avec foin & intelli-gence n’eft pas toujours méprifable. Elle eft fort utile à-,l’hiftoire naturelle. Des planches d’oifeaux, de plantes,de coquilles, inftruifent fort imparfaitement, fi ellesne font pas accompagnées des couleurs propres à l’ob-jet. Enfin Venluminure efi: utile toutes les fois qu’ondoit montrer l’objet colorié. Le grayeur doit alors re-noncer à l’ambition de plaire, & confentir à voir lestravaux de fon art couverts par le travail dçs enlumi -neurx.