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Il y a des enluminures , d’oiféaux, de coquilles, 8c c 4faites avec tint de foin & tant d’art qu’on peut lesprendre au prem ; er coup d’œil pour des miniatures oudes pein t res à goratre. Il eft bon alors que les travauxde la gravLre ne foient pas trop fortement prononcés,& que le ton de l’e (lampe foit fort doux.
Une enluminure commune peut quelquefois remplirfuffifammen: Ton objet, comme lorfqu’il s’agit de faireconnoî.re les couleurs des uniformes de troupes, oucelles des pavillons 8c des flammes de vaiffeaux , &c„{Anicle de M. Levesque. )
ENNEMI ( adj ) fe dit d-'s couleurs. On appellecouleurs ennemies celles qui s’accordent mal, & quine peuvent lubfifler enfemble fans ofFenfer la vue oitfans fe détruire en très-peu de temps. le bleu 8c levermillon font des couleurs ennemies; leur mélange,produit une couleur aigre , dure & défagréable.
Les habiles peintres fe font quelquefois un jeu devaincre les difficultés qu’on prétend réfLer de l’affo-ciation des couleurs ennemies : ce qui feroit chez lesîgnorans une témérité qui ne produirait que des effetsmauffades, devient chez les habiles une hardieffelouable qui n’enfante que des prodiges. ( Article deT ancienne Encyclopédie. )
ENSEMBLE. Voici un mot dont la fignifearion ,vague en apparence, renferme une multitude de loixparticulières impofées aux artif.es , premièrement par lanature , ou , ce qui revient au même, par la vérité; &enfuite par le raifonnement, qui doit être l’interprêtede la nature & de la vérité.