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l’en'ftmhle poétique exige à fon tour cet intérêt ge-indrai , mais nuancé, que doivent prendre à un événe-ment tous ceux qui y participent. L’efprit, l’ame desipeclateurs veulent être fatisfaits, air.û que leurs yeux.Ils veulent que 'les fentimens dont l’artifte a prétenduleur tranfmettre l’idée aient, dans les figures qu’il repré-fente, une liaifon , une conformité, une dépendance,enfin un enfemhle qui exifte dans la nature. Car, dansun événement qui occafionne un concours de perfonne.sde différens âges, de différentes conditions, de diffié-rens Sexes, le fentiment qui réfulte dufpeétacle préfent,femblable à un fluide qui tourbillonne , perd de fonaâion en s’éloignant de ion centre : outre cela , il em-prunte fes apparences différentes de la force, de lafoiblefle, de la fenfibilité, de l’éducation, qui fontcomme diffitens milieux par lefquels il circule.
Dans cette multitude d’obligations qti’impofent lesloix de Ÿenfemble , on juge bien que la couleur reven-dique fes droits.
Son union, fon accord, fa dégradation infenfible,forment fon enfemble : le clair-obfcur compofe ,1e fiendes grouppes de lumière & d’ombre , & de l’enchaîne-ment de fes maffes y mais ce fujet mérite bien que l’onconfulte les articles qui font plus particulièrementdeftinés à les approfondir , ainfi je renverrai entr’autres,pour l’explication plus étendue de ce genre à’enfemble jau mot Harmonie , qui l’exprime.
La couleur a des tons, des proportions, des inter-valles-, il n’eft donc pas étonnant que la peinture em-prunte de la mufîque le mot harmonie , qui exprimefi bien l’effet que produisent ces différens rapports y lamufiqire à fon tour peut adopter le mot colmrïs , en