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t? enfemble eft l’union des parties d’un tout.
V enfemble de l’univers eft cette chaîne prefqu’en-tièn.ment cachée à nos yeux, de laquelle réfulte l’exif-tence harmonieule de tout ce dont nos fens jouiffent.
Venfemble d’un tableau eft l’union de toutes les par-ties de l’art d’imiter les objets ; enchaînement connudes artiftes créateurs, qui le font fervir de bafe à leursproduirions -, tiffu myftérieux, invifible à la plupartdes fpeftateurs, deftinés à jouir feulement des beautésqui en réfultent.
L’i tnfemble de la compofition dans un tableau d’hifi-toire èft de deux efpèces , comme la compofition elle-même, & peut fe divifer par conféquent en enfemblej>ittorefque & en enfemble poétique.
Les aéleurs d’une fcène hiftorique peuvent fans douteêtre fixés dans les ouvrages des auteurs qui nous l’onttranfmife. La forme du lieu où elle fe pafle peut atiffi fetrouver très-exaitement déterminée par leur récit ; maisil n’en reftera pas moins au choix de l’artifte unnombre infini de combinaifons que peuvent éprouverentr’eux les perfonnages efl'entiels & les objets décrits.C’eft au peintre à créer cet enfemble pittorefque , &je crois qu’on doit moins craindre de voir s’epuifer lavariété dans les compofuions , que le talent d’em-braffer toutes les combinaifons qui peuvent la pro-duire.
Celle des combinaifons pofiibles à laquelle on s’ar-rête , eft donc dans un tableau fon enfemble pittoref-que. Il eft plus ou moins parfait, félon que l’on a plusou moins réufli à rendre les grouppes vraifemblables,les attitudes juftes, les fonds agréables , les draperiesnaturelles , les acceffoires bien choifis & bien dilpofés*