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Us s’échauffent enfin •, mais la prétention de fentîr vï Jvement & de s’exprimer d’une manière diftinguée efttrop facile à appercevoir pour qu’on s’y méprenne. Ilen eft enfin qui ont pour but plus fecret une prédilec-tion déterminée, & ils démafquent, malgré eux , c@motif par les occafions qu’ils amènent de louer fansmefiîre les genres qu’ils afteéUonnent, ou de déprimerles artiftes qui ne leur plaifent pas.
Tous ces enthoufiafnes faux font plus contraires auxarts que la froideur & l’indifférence. Us font regarderinjuftemenc comme peu fenfibles ceux qui ne font émusqu’autant que les objets le méritent, & qui ne parlentqu’avec franchife d’après leurs imprefixons , qu’ils don-nent pour ce qu’elles font , ians tyrannifer ceux quïn’en ont pas de femblables.
Le véritable enthoufiafme, que les beaux ouvrages,"les louanges confacrées à leurs auteurs, la belle nature,lorfqu’elle fe rencontre, excitent dans l’ame de ceuxqui pratiquent les arts ou qui les aiment, eft un heu-reux don, agréable à-la fois & utile à ceux qui l’exer-cent & à ceux qui le caufent.
Mais dans les arts , il a malheureufement produit »comme dans la religion, l’hypocrifie, & l’hypocrifie s’yeft montrée plus d’une fois , pour les objets les moins\ împottans, fous les traits du fanatifme & de l’intolé-xance..( Article de M. /Ç^atele.t. )
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EUSODE (fubft. mafc.). Ce mot appartient propre-ment à la théorie de la tragédie & du poëme épique,ÿc il dcfigne toute aétion qui, dans ces poème*, eft