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Tome second.
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commença la gïoîre de l’art chez les Grecs doit êtri-bien antérieure à celle où il fleurit en Italie.

Les fiatues équejlres ont toujours été miles au nombredes ouvrages les plus importans .en fculpture, . & pasleur proportion qui eft ordinairement colloffale, &parce qu’étant deftinées par l’âge où elles font faitesà confacrer aux âges futurs la mémoire & les traitsde perfonnes très - célèbres, elles paroiffent en mêmetemps deftinées à réunir l’admiration de la poftérité fuis3e héros & fur l’artifte.

Quoique les anciens aient fait un grand nombre defiatues équejlres, il ne refte qu’un petit nombre dechevaux antiques en fculpture , & que deux fiatueséquejlres , celle de Nonnius Balbus , & celle de Marc-Aurèle, qui eft d’un temps où l’art commençoit àdégénérer. Peut-être cette perte ne doit-elle pas ex-citer des regrets fort vifs ; car il ne femble pas bienprouvé que les anciens fculpteurs aient eu pour l’imita-tion des chevaux, & des animaux en général, les mêmestalejis que pour celle de la figure humaine. L’art de ,bien repréfentcr des chevaux exige de grandes études ;mais l’homme étoit l’objet confiant de l’étude desanciens artiftes, & peut-être négligeoient-ils un peutrop le refte de la nature. On pourroit croire que, re-gardant l’homme comme le vrai modèle de la beauté,ils auroient craint de fe diftraire par une étude appro-fondie de tout autre modèle. Cette idée offre affez dègrandeur pour n’avoir pas été indigne d’eux.

Les modernes , perfuadés que les anciens avoienteu dans l’art tous les genres de füccès, parce qu’i'îsavoient parfaitement réufli dans la repréfentation del’homme, font convenus d’admirer tous les chevaux