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Tome second.
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*nent poulinière; on trouva que le cheval levoit làjambe de devant beaucoup plus haut qu il ne le pou-yoit, & qu’il fembloit avoir l’encolure démife. On re-connut enfin tous les défauts fur lefqueîs on avoit ferméles yeux à Rome. On laiffa périr le plâtre du Palais-Royal, comme avoit déjà péri celui de Fontainebleau.

Ainü quand les fculpteurs François eurent des che-vaux à faire , ils ne purent prendre pour modèle lecheval de Marc-Aurèle ni les autres chevaux antiquesqu’ils n’avoient pas fous les yeux , & dont ils n’avoienCconfervé , depuis leur retour de Rome, qu’un confus fou-venir; ils furent donc obligés d’étudier la nature. Aulîipeut-on dire que c’efi: à des François que la fculpturedoit les plus beaux chevaux qu’elle ait produits, ceuxdes deux frères de Marfy, aux bains d’Apollon dansle parc de Verfailles, ceux des Tuilleries par les deuxfrères Coyfevox, celui de Girardon à la place Vendôme,celui de la place de Louis XV , par Bouchardon ; pré-cieux chef-d’œuvre de l’art, quoique des accidens ar-/ rivés à la fonte n’ayent pas permis de laiffer fubüfter

toutes lesfineffes qu’offrait le modèle. Quand la Suède,le Dannemarck , la Ruffie voulurent confacrer par desRames équejlres la mémoire de leurs plus grands Sou-verains, ces nations appelèrent de Paris, M M. Lar-’chevefque, Saly, Falconet.

Quoique les beaux chevaux faits par les modernesdoivent ouvrir les yeux fur les défauts du cheval an-tique de Marc-Aurèle, cependant les éloges qu’il areçus feroient capables d’engager de jeunes artiftes aieprendre fur tout pour objet de leur étude, & cette étudepourrait leur laiffer des imprellîcns dangereufes, s’il•leur arrivoit dans la fuite d’avoir à faire des chevaux.