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<» -de place qu’en fe levant pour avancer un pas, Tout» va prefque bien jufques-là : mais comme il faut une» harmonie, une correfpondance des mouvemens qui» fe croifent, lg pas de la jambe gauche de devant,» qui foutient l’avant-main , doit dans cet inftant être» fous le ventre, & décrire une ligne oblique qui» forme, avec la perpendiculaire prife au haut de lax jambe , un angle au moins de quinze degrés. G’eft» ce qui ne fe trouve pas oblervé dans le cheval en» queftion : l’angle que forme la ligne de fa jambe» avec la perpendiculaire n’eft au plus que de quatre-à» cinq degrés. Voyons l’autre jambe de devant. Dans» le pas, le làbor de la jambe qui marche ne s’élève» qu’à la moitié du canon de l’autre. Ici, le fabot de3» la jambe levée eft à la hauteur du genou -de celle» qui pofe. Le mouvement outré de l’un de ces mem-» bres & l’inaâion de l’autre, font une difcordance» entre eux par comparaifon avec l’aftion du train de» derrière. Ne voyez-vous pas que , par ce moyen ,» le cheval va au grand pas des jambes de derrière,» 8 c que , de celles de devant il ne fait que piaffer ?» Ne voyez-vous pas auifi que Pietre de Cortone , &» tant d’autres , y ont regardé trop légèrement? Com-» ment n’a-t-on pas vu ces deux aélions auffi impof-x fibles à faire enfemble à un cheval , qu’à tout» autre quadrupède vivant ? Voilà au moins ce qu’il» auroit fallu apperceyoir avant que de dire à ce» cheval : Avance donc? ne fais-tu pas que tu es vi*» vaut ? ( mot qu’on attribue à Pietre de Cortone. :)y> Je le défie d’avancer , puifque l’ufage qu’il fait de fes33 jambes de devant contrarie & arrête ce que fonta» celles de derrière. «
Tome II.
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