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Tome second.
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infideîle ; maïs le plâtre eft l’original l'uï-mêmë > &l’on y perd tout au plus quelques finelfes. Mais fui-yons les obferyations de l’artifte.

La grâce ne manque pas moins dans le cheval deMarc-Aurèle , que les bonnes proportions & les bellesformes. On n’a pas même la reflource de dire que lafïatuaire antique ait négligé les agrémens qu’il auroispu donner à fa figure vue de près pour en mieux affurerl’effet dans l’éloignement. » Elle n’eft pas travaillée» dans les règles de l’optique. La touche & la faillie» des yeux font au-deflous du naturel pour leur froi-» deur. Les narines font un cercle fans mouvement:3» 8c fans refpiration. Les plis formés par l’ouverture» de la bouche font arrangés comme on voit les brins» d’ofier dans le tiffu d’une corbeille. Ceux du cou f» au-deflous de la ganache , font ronds, froids, fans33 inégalité, fans reffort, fans ce frémiffement, cette39 crifpation de la peau que fes plis occafionnent tou-33 jours. Il femble voir une douzaine de baguettes af-» rangées fymmétriquement les unes après les autres. «

En vain on foutiendroit que la tête fait bien en placé.La forme en eft défagréable de quelque côté , & àquelque diftance qu’on la regarde; elle ne relfembleen rien aux belles têtes de chevaux naturels , & c’eften cherchant à l’imiter que Raphaël & le Pouffin ontfait de mauvaifes têtes de chevaux.

33 L’allure du cheval de Marc-Aurèle eft le pas. La» pofition des jambes de derrière y eft conforme : laas droite eft convenablement éloignée du corps , &» la gauche eft fort avancée fous le ventre ; la pince33 eft déjà pofée ; ( c’eft un défaut qui fait nommer un» cheval rampin. ) Enfin le pied ne peut plus changer

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