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Tome second.
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à’aéllon qui enchantent. Il faut, pour imiter ces beautés,une extrême jufteffe; & quelquefois, il eft vrai, lanaïveté eft voifine de la féchereffe &d’un goût pauvrequ’il faut éviter avec autant de foin que ce qui ell outré.

Mengs femble avoir tout dit fur 1 '‘équilibre de lacompofition ; c’eft au goût, au génie, à l’obfervationde la nature , de développer le peu de mots dans lefquelsil a renfermé fon précepte. » On entend, dit-il, par» équilibre ou pondération , l’art de diftribuer les ob-t> jets avec difcernement, de manière qu’une partie» du tableau ne refte pas libre tandis que l’autre eft» trop çhargée : maïs il faut que cette diftribution pa-» roiffe naturelle & ne foit jamais affeélée ».

C’en eft affei pourla lignification de ces mots, équilibrede coînpojition. Confultons Léonard de Vinci fur l’ équi-libre des corps en particulier.

» La pondération, dit-il chap. CCLX, ou Véqui-» libre des hommes, fe divife en deux parties : elle» eft fimple ou compofée. L ’équilibre fimple eft celui» qui fe remarque dans un homme qui eft debout fur» fes pieds fans fe mouvoir. Dans ce*te pofition, fi cet» homme étend les bras en les éloignant diverfement» de leur milieu , ou s’il fe baifle en fe tenant fur un» de fes pieds , le centre de gravité tombe par une ligne>■> perpendiculaire fur le milieu du pied qui pofe à» terre, & s’il eft appuyé également fur fes deux cieds,» fon eftomac aura fon centre de gravité fur une ligne» qui tombé au point milieu de l’efpace qui fe trouve» entre les deux pieds.

» 'L'équilibre compofé eft celui qu’on voit dans un» homme qui foutient dans diyerfes attitudes un poids» étranger ; dans Hercule , par exemple, étouffant AntéteTome II,