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étemeÿjçment répétés offriront le fond médiocre de (ontalent.
Ce n’eff point ainii qu’ont exercé & qu’exercentencore cet art véritablement profond les artiftes quiafpirent à une réputation folidement établie. Ils cher-chent continuellement dans la nature les effets, & dansle railonnement les caùfes & la liaifon de ces effets.Ils remarquent, comme je viens de le dire, que lemoindre changement dans la fituation d’un membre ,en exige dans la difpofition des autres & que ce n’eftpoint au hafard que fe fait cette difpofition ; qu’elleeft déterminée , non - feulement par le poids des partiesdu corps, mais par l’union qu’elles ont entr’elles p«rleur nature, c’eft-à-dire T par leur plus ou moins de fo-lidité , & c’eft alors quts les lumières de l’ànatomiedu corps doivent guidé!: les réflexions que l*on faitfur fon équilibre. Ils fendront que cette difpofition dif-férente qu’exige le moindre mouvement dans les mem-bres , eft dirigée à l’avantage de l’homme par un inftinâ:fecret,"c’eft-à-dire , que la nature le porte à fe dif-pofer toujours de la façon la plus commode & la plusfavorable à fon deffein. La jufte proportion des parties ,& l’habitude des mouvemens y concourent : delà naîtdans ceux qui voyent agir naturellement une figurebien conformée , l’idée de la facilité , de l’aifance ; cesidées plaifent ; delà naît celle de~ la grâce dans lesa fiions. Pour l’expreflion , comme elle réfulte du mou-vement que l’ame exige du corps , & que ce dernierexécute , on fent qu’elle eft également fubordonnéeaux principes phyfiques ; on fent que le corps eft obligéde s’y fou mettre , pour obéir à l’ame ju'fques dans fesvolontés les plus rapides & les plus Ipont.xnées. ( Ar-ticle de M. Watelst).