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ÉQUIVOQUE ( fubft. fém. ) On peut obferver enpaffant que , du tems de Boileau , le genre de ce motétoit encore douteux :
Du langage françoîs bizarre hermaphrodite,
De quel genre te faire , équivoque maudite ,
Ou maudit\ car fans peine aux rimeurs hafardeux,
L’ufage encor , je crois, lailïè le choix des deux.
L’ufage a décidé pour le genre féminin. On dit àpréfent une maudite équivoque , & l’on ne diroit plusun équivoque maudit.
Il y a plufieurs fortes d’ équivoques en peinture. Équi-voque fur l’aâion de la figure. Marche-t-elle ou eft-elleen repos ? Eft-ce une figure qui tire ou qui pouffe , quipofe ou qui enlève ?
Equivoque fur le ton de la couleur, lorfque le tond’un objet perce avec le ton du fond ou avec celui d’unautre objet.
Equivoque furies formes, lorlqu’un membre étantcouvert en partie, la portion qui paraît peut reffem-bler à celle d’un autre membre , ou lorfqu’une portionde draperie peut reffembler à quelqu’autre c'hofe.
Equivoque fur l’exprelfion , lorfque les traits ou l’ac«tion d’une figure peuvent convenir à une autre pafiïonque celle dont cette figure doit être affeélée.
Equivoque fur le plan, lorfque le fpeélateur ne peutjuger du plan qu’occupe un objet.
Il s’agit moins ici de faire une énumération complettede toutes les fortes d 'équivoques , que d’avertir qu’iln’en eft aucune qui ne doive être foigneufement évitée,( Article die M. Levesque. )
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ESPRIT (fubft. mafe. ). Uefprii en peinture me
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