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certains ouvrages l’empêcheroit d’en appercevoir toutesles finefles. Il faut regarder les beautés d’exécutioncomme l’adreffe dont fe fert le génie pour remplir par-faitement l’objet qu’il a de plaire & d’iméreffer. Voye\Faire. ( Artïcli extrait du Traité de Peinture de M,Daxdré-£ari>on. )
EXPOSITION ( fubfl. fém.). Ce mot a deuxfens. Dans le premier, il fignifie la manière dont untableau eft placé : Ce tableau eft dans une bonne ex-pofition, Quand le peintre connoit d’avance la placequ’occupera fon ouvrage , comme lorfqu’il fait unecoupole, ou un tableau d’autel , il doit travailler enconféquence de V expofition qui lui eft connue, & ilpeut même fe concerter avec l’archite&e pour rendrecette expofition encore plus favorable. Il peut, parexemple, faire pratiquer , dans quelque partie de l’édi-fice , une ouverture , qui, cachée au fpeâateur, feratomber fur l’ouvrage une lumière qui en augmenteral’effet. Mais s’il fait un tableau de chevalet, fujet àchanger de lieu, il doit tâcher que l’effet en foipheureux à toute expofition raifonnable.
On appelle , dans un autre fens , expofition, l’aéliond 'expofer fes ouvrages au jugement du public. Parexemple , les arciftes de l’Académie Royale de Paris ex-pofent tous les deux ans leurs ouvrages dans une falledu Louvre; c’eft ce qu’on appelle l 'expofition des ta-bleaux. L’Académie de Londres fait tous les ans unefemblable expofition. Les artiftes de la Grèce expofioientleurs ouvrages en public. L’ignorance multiplie ,dans ces occafions, les jugemens abfurdes ; & c’eft duconcours des jugemens du goût, & de l’ignorance,