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que fe forme celui qui donne aux vrais talens la placéqu’ils méritent. Ces expofitions ont un autre avantage;celui d’entretenir l’émulation qui s’affoibliroit dans lecalme des atteliers. Chaque artifte redouble d’effort,parce qu’il fait que le public doit le comparer avec fesrivaux. Les efforts feraient encore plus vifs, fi l’onexpofoit, avec les ouvrages modernes,_quelques chefs-d’œuvre des plus grands maîtres des différentes écoles.De quel feu créateur ne fe fentiroit pas animé le peintrevraiment épris de fon art & de la gloire , s’il prévoyoitqu’il aura pour concurrens Raphaël, Rubens, le Titien,le Sueur l {Article de M, Levesque.)
EXPRESSION ( fubft. fém. ) On reftreint ici la li-gnification de ce mot aux Lignes extérieurs par lefquelss’annoncent fur le vifage & dans toute l’habitude ducorps les affeélions intérieures & tous les fentimensde l’ame.
S’il eft pofîible de développer le fens de ce terme ,Î1 eft infiniment difficile & peut-être impoffible dedonner une fuite méthodique de procédés qui conduifentl’artiffe à exécuter dans toute fon étendue, ce qu’onfe croit en droit d’exiger de lui, relativement à l’ex-prejfion.
Tout ce qui vit, tout ce qui eft animé, éprouve,prefque fans interruption , des fenfations ou ce qu’onappelle paffions. Le peintre,, par conféquent, ne peutjamais repréfenter un être vivant, qu’il nefoit obligéde le montrer avec un fentiment ou une paflîon. Il ya plus; tous les corps, tous les objets qui ne font pasdoués de la vie , ont auffi , indépendamment de leurforme & de leur nature générale, un caractère parti-