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Tome second.
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abfolue -, maïs elle peut être juflement eondanyiéç rela-tivement au fujet du tableau , fi elle ne s’accorde pasavec Vexpreffion générale que ce tableau doit offrir.Par exemple, dans le tableau de Jacques Jordaens,qui appartient au Roi, & qui repréfente les vendeurschaffés du temple , les exprejjions font d’une grandejuftefTe &t d’une parfaite vérité-, elles font bonnes enelles-mêmes; Sc cependant elles font vicieufes rela-tivement au fujet, parce qu’elles font comiques , &qu’elles diftraient le fpeélateur du refped qu’il doitavoir pour une aéfcion de Jéfus-Chrift, tandis quetout, dans le tableau , devroit tendre à infpirer ce ref-peél.

Dans un tableau repréfentant le martyre d’un faint,tout doit concourir à faire entrer dans l’ame du fpec-tateur le fentiment d’une douleur pieufe , à la vue destourmens du héros qui a fcellé fa foi de fon fang.Le Dominiquin a donc manqué à \' exprejjion relative ,lorfque dans le martyre de faint André, il a repréfentéun bourreau qui eft tombé en tirant une corde , &d’autres bourreaux qui le mocquent de lui par des gefiesgroffiers. Cette fcène burlefque , confidérée en elle-même , efl d’une bonne exprejjion ; mais cette expref-Jion efl déplacée relativement au fujet.

Quelquefois une exprejjion peut être de la plus grandebonté relative , fans avoir la bonté abfolue. Raphaëlnous offre un exemple frappant d’une exprejjion dece genre. Pour qu’un homme en étouffe un autre fousfes pieds, il faut qu’il faffe ufage de toutes fes forces,& encore feront - elles infuffifanres. Mais dans le ta-bleau de Raphaël, faint Michel, pour écrafer le démon,ne le touche même pas. C’efl que le faint archange a