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EXTRÉMITÉS ( fubft. fém. plut - .). On entend■par le mot extrémités , dans le langage de la peinture ,les mains & les pieds. La tête devrait fans doute yêtre comprife-, mais comme elle s’eft emparée prefqueentièrement du droit de cara&érifer les pallionsqu’elle rend plus fenfibles , & d’exprimer les affeélionspar un jeu plus varié & plus multiplié des mufcles quetoutes les autres parties, on la met dans une clafleparticulière.
Les mains & les pieds font cependant des organesd’expreffions qui, bien accordées avec celles du vilage ,contribuent infiniment à caraélérifer & à rendre plusvraies les figures que le peintre s’efforce de nous pré-fenter comme vivantes.
Les extrémités font fufceptibles de grâces ; elles ex-priment à leur manière la joie, la douleur, & entraî-nent le plus fouvent le relie du corps dans leurs mou-vemens, en forte qu’elles en déterminent les pofitions,les attitudes & la pondération.
Voyez au théâtre un excellent pantomime; la libertéplus entière que donne fon filence d’obferver avecattention toutes les parties de fon corps, vous font re-marquer combien l’accord parfait de l’impreffion detoutes les parties, & fur-tout des pieds & des mains ,contribue à la vérité qui vous attache, ainfi qu’à l’élo-quence & à l’énergie du jeu muet. Il ell inutile des’arrêter à établir combien la peinture fe rapprochede la pantomime. Quant à lagrace , il ell aifé d’obferverencore combien les détails de la conformation desmains , que la néceffité de leur ufage offre fans ceffeà nos yeux, les rend fufceptibles d’agrémens.
Auffi l’imitation favante & fine de ces beautés contri-
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