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Tome second.
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FAIRE ( infinitif pris fubflantivement. ) Le motfaire tient ici lieu de fubftantif. On dit , le faire (tetel artijle ejlpeu. agréable ; on fe récrie , en voyant lesouvrages de Rubens & de Vandick, fur le beau-fairede ces deux peintres. C’eft à la pratique de la peinture ,c’eft au méchanifme de la brode & de la main, quetient principalement cette exprefliori , & l’on en fentiraaifément la Lignification , fi l’on veut bien donner quel-que attention à la fin de l’article facilité. ( ^Article deM. Watelet.)

Beau - faire. Quoique les beautés d’exécution nev foient pas toujours l’objet principal de Tarrifte , &

qu’il ne s’en ferve que de moyens pour mettre enoeuvre des beautés d’un ordre fupérieur, elles font ex-trêmement importantes. Elles fervent à fixer les yeuxdu fpé&ateur fur des objets deftinés à toucher foname, &, fans les attraits du beau-faire, la rapiditéavec laquelle on parcourroit certains ouvrages , l’em-pêcheroit d’en appercevoir toutes les fineffes. Il faut re-garder les beautés d’exécution comme l’adrefle dent fefert le génie pour remplir parfaitement l’objet de plaire& d’intéreffer.

Mais qu’eft-ce que le beau -faire relativement autout enfemble d’une compofition ? C’eft l’art de lui im-primer le flyle analogue au fujet qu’elle retrace , enadaptant à tous les objets le tad qui leur eft propre ,& en répandant par-tout une manière hardie & ragoû-tante. Un bain de Diane feroit d’une exécution malaffortie, fi la compofition étoit rendue par un pinceaufier & heurté. Une ordonnance pittorefque qui re-préfenteroit les Titans écrafés fous O fia & Pélion feroittracée d’un genre peu convenable,fi le pinceau en étoitarrondi & fondu.