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Tome second.
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éûmpofer du moîiis de couleurs poflîbles , à les choifirtels qu’il atteignent l’éclat de la plus vive lumière,fans être ni fades, ni blancs, fans rien perdre de lacouleur locale,qu’il confifié enfin à pofer chaque tonavec légèreté, & à le favoir fondre avec celui qui letouche laps rien altérer de fa fraîcheur. Il faut encore,pour peindre frais , que les couleurs à employer foientbonnes, folides , que les huiles foient pures, que lesfonds ou itnpreffions foient faits avec les plus grandsfoins , afin que les couleurs qu’ils reçoivent ne puilfentpas devenir fales ou jaunes en vieilliiïant. Ce courtêxpofé peut faire juger du mérite d’un tableau vraimentfrais. ( Article de M. RùniN )

FRAISQUE, genre de peinture. Aujourd’hui on écritfrefque , avec raifon , parce que ce mot vient daféminin de l’adjeétif italien frefco. Voye\ Fresque.

FRANC (adj.) FRANCHISE (fubfi. fém. ) Cesmots expriment communément un mérite du méchanifmede la peinture , méchanifme qui confille dans la touche,foit que l’artifte ufe de les couleurs ou de fon crayon.

Lafranchife du pinceau fuppofe toujours la netteté ,la légèreté ; mais elle doit être le fruit du favoir del’artifte , & du vif fentiment de la forme qu’il ex-iprime.

La franchife de la touche fe confond toujours parles gens qui ne font pas confommés dans l’art, avec lanetteté fans jufteffe , avec la dureté , 8c fouyent mêmeavec la féchereffe qu’une main conduite par l’igno-rance & l’audace , ofe mettre dans fa touche. Cetteaffurance de main, qui n’efl: qu’un métier, peut tromper