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Tome second.
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même l’homme inflruit dans le premier moment qu’ilregarde un ouvrage. Cependant cette qualité féduifanteeft fouvent celle d’un ignorant qui parle fans pudeurde chofes qu’il n’entend pas , & en impofe à des gensqui les entendent encore moins que lui. Ces motsfranc de pinceau , frcmchife de touche ont gâté biende jeunes talens , qui fe font piqués de cette prétenduefranchife avant d’acquérir le lavoir. Le fuccès trompeur& dangereux qu’elle leur a valu trop tôt, les a bornésdès le commencement de leur carrière.

1 , 3 . franchife de pinceau de Lanfranc , de Jouvenet,de Vouet , de le Sueur, & c. étoit un don de la na-ture qu’ils n’avoient pas cherché à acquérir.

On peut encore appliquer ce mot au coloris & âl’effet , quand le ton a été choifi avec jufteffe fous cedouble rapport, & pofé fans être fondu ni fali ; on ditalors : telle partie eff d’un ton bien franc , d’unecouleur bien franche. Rubens étoit très -franc de tein-tes , &c. ( Article de M. Robin. )

FRESQUE ( lubft. fém. ) Peinture qui s’exécute or-dinairement fur un enduit encore frais de chaux &de fable combinés.

De toutes les manières de peindre , la frefque efllapins ancienne, la plus durable, la plus prompte,la plus digne d’orner les grands édifices. Ajoutons quede nos jours ce genre de peinture eft le moins enufage.

Il paraît que les fragnjens de peintures antiques quinous viennent des Romains font tous & frefque. Norden,cité par Winkelmann ( i) parle des relies-de palais &

(i) Tome I. pag. 114.