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Tome second.
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qui connoît bien les couleurs de la peinture à frefque ,elle eit la plus fufceptible d’effet général, &r plus ca-pable qu’aucune autre manière de donner aux corps lalkiliie la plus approchante de la réalité.

Si la peinture à frefque réunit en elle , à l’avan -tage qu’elle tire d’être vue de loin , les plus grandsmoyens de puiflance dans les effets , & les plus bellesparties de l’art , qui ne conviendra pas qu’elle feuledoit fervir à la décoration des endroits fpacieux , foieextérieurs, foit intérieurs, qu’on voudra embellir descharmes de l’art de peindre ?

On n’ufe pas de nos jours de la peinture a frefque :ofons en dire les raifons. D’abord elle exige les plusgrands talens-, écoutons Vafari dans le traité de la pein-ture, qui précède fes vies: » Beaucoup de nos pein-» très, dit-il, fe diftinguent dans les ouvrages à» l’huile & à détrempe qui venant enfuite à peindre à» frefque ne réuflilfent plus, parce que, de toutes les» maniérés, c’efl: .celle qui exige le plus de force,» d’aff :rance, & de rélolution.... Si des hommesd’un fiècle fécond en grands maîtres, avoient peine àexceller dans ce genre, que feroit-ce du nôtre? Maisnous n’exigerions pas les grands caractères de fublitnité& de ftyle, auxquels on étoit accoutumé du tems deVafari. Nous ferions des fresques comme nous faifonsdes tableaux à l’huile. Mais l’Italie à côté des Michel-Ange & des Zuccharo, n’a-t-elle pas eu auffi desfrefques des Cortonne, des Giordano, & des Francef-chini ? Chez nous Lafoffe, Bon Boulogne, Perier enont fait de très-eftimables dont les artiffes de nosjours pourroient bien approcher ; ainfi paffons à descaufes plus réelles de l’abandon de ce genre, Elles