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Tome second.
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naiflTent du peu de favoir des perfonnes qui occupentles artiftes & des mœurs du fiècle. Une idée plaifanteou même lïcencieufe : voilà les fujets qui piquent l’ef-,prit.-, des couleurs crues , des effets de noir & d’ombrebien tranchans : voilà ce qui attaque l’œil ;, une pein-ture bien'lifte, ou réveillée par des touches légères:c’eft à quoi fe bornent la connoiffance de nos ache-teurs & ce qui les fatisfait pleinement. Us ne cherchent;pas les parties lavantes de l’art qu’il faudroit étudierpour les bien connoître. Us ne les apperçoivent pasmême où ils les rencontrent ; Sc la frefque ne peut donnerque ces grandes recherches ; les couleurs l'ont peubrillantes, & elle n’offre pas les charmes du pinceau;comment prétendroit-on au plaifir d’en pofféder?

A cette caufe du peu de charmes que \b frefque préfenteaux efprits fuperficiels, le joint un préjugé des archi-teétes contre les peintures dans l’architeélu,re. Blondell’a fémé par des raifonnemens captieux : divers intérêtsl’ont fait adopter, & de là la répugnance des conftruc-teurs pour emploier la frefque dans les monumens dontils font chargés. U y a de fortes réponfes à faire auxfophifmes dont les architeéles fortifient leur fyftcmejcontrela peinture : nous les raffemblerons dans l’articleVlafond, ( Article de Jff. Robin. )

FROID ( adj. ) Un ouvrage de l’art peut être froidde delîïn, de couleur, de touche, de compofition,d’expreffion. Le delîïn eft froid , quand les lignes n’enfont pas variées? la couleur eft froide quand elle eftfoibie & peu appellante -, la touche eft froide , quandelle eft timide & peu prononcée la compofition eftfroide , quand elle manque de mouvement ; l’exprelfioa