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de l’œil du fpeélateur -, elles les cachera d’autant moînsfqu’elle fera plus élevée, parcequ’elle le diffipe 8c de-vient moins denfe à mefure qu’elle s’élève.
La famée indique à la fois la force & la direéliondu vent. Si le vent eft doux , elle s’élève à une certainehauteur en fuivant une direélion perpendiculaire avantde prendre celle du vent, & elle conferve d’autantplus longtems cette direélion perpendiculaire, que levent a moins de force. C’eft qu’elle eft pouffée par lefeu qui tend à s’élever perpendiculairement, & elle neperd cette impulfion qu’au moment où la force du ventl’emporte fur celle du feu qui la lui a donnée.
Si le vent eft violent, la fumée eft chaflée par luidès fon origine, & prend en naiflant la direélion qu’illui imprime ; s’il eft d’une grande impétuofité , 8c qu’ilvienne de haut, il pèfe fur la fumée , & la force àdelcendre dès le premier inftant de fa naiflance. Lamarche des nuages , la courbure de la tête des arbres ,les cheveux des figures, les plis de leurs draperies,l’agitation des eaux, doivent s’accorder avec ces indi-cations.
Les fumées, les accidens variés qu’y caufe l’agita-tïon de l’air, les ombres qu’elles portent, peuvent four-nir des effets de clair-obfcur très-piquans : elles peu-vent auffi procurer au peintre par leurs différons tons, debeaux effets de couleur propre : car elles n’ont pas un®couleur déterminée ; elles en changent fuivant les fub-ftances qui alimentent le feu , & fuivant la quantité& la qualité de la flamme. La fumée des grands in-cendies, celle des fubftances légères 8c faciles à s’en-flammer , telle que la paille, eft colorée par le feujufqu’à une grande hauteur : mais la fumée de ces der-